Martin Enderlein
Reiter III, 2009, 37,5x50cm, Monotypie
Akt, 2008, 37,5x50cm, Monotype.
Stilleben mit Quittenschale, 2007, 50x60cm, techniques mixtes
Martin Enderlien, né en 1963, partage avec Leber et Goltzsche la connaissance et le goût de la modernité classique avec l’exigence d’être soi dans un monde en instance de recomposition. Il interroge la figuration accomplie telle Suzanne et les vieillards de Rembrandt pour se l’approprier à travers la technique du monotype qui lui ménage surprise et décalage où découvrir et inscrire sa propre subjectivité. Mise à distance du chef d’œuvre, désossement avec l’espoir d’en extraire l’esprit comme on le dit d’un vin, cette substance qui s’échappe des corps subtils soumis à la décomposition. Elixir de vie, de survie pour nous qui ne voulons rien perdre et être d’aujourd’hui. Les cavaliers aux cous coupés, privés de leurs jambes, trouvent dans la picturalité raffinée et dans le tremblement opéré par la technique du monotype comme un ersatz de monstration de puissance, telle que la figurent les statues équestres qui quadrillent nos capitales européennes.
Les natures mortes développent ce même rapport au temps qui passe et qui délite toute chose. Une sorte de gravité sublimée empreint ces « vanités ». Les fragments de notre histoire, tête de statue, masque antique de l’acteur, tête de lion, fleur de lys de la chrétienté reposent, dans la conciliation subtile des bruns, des gris, des sables, des mauves et des roses fanés. Un imperceptible jour se fait à l’entour du motif détouré du monotype, réinséré par un collage et retouché par la main qui l’effleure d’un autre pigment. Porte qui bat et ranime le temple vide.
Les natures mortes développent ce même rapport au temps qui passe et qui délite toute chose. Une sorte de gravité sublimée empreint ces « vanités ». Les fragments de notre histoire, tête de statue, masque antique de l’acteur, tête de lion, fleur de lys de la chrétienté reposent, dans la conciliation subtile des bruns, des gris, des sables, des mauves et des roses fanés. Un imperceptible jour se fait à l’entour du motif détouré du monotype, réinséré par un collage et retouché par la main qui l’effleure d’un autre pigment. Porte qui bat et ranime le temple vide.

